Installation

Borne de recharge en entreprise : fiscalité et obligations 2026

Publié le 16 sept. 2026Mis à jour le 1 oct. 20268 min de lecture

Une borne de recharge en entreprise ne se finance plus par ADVENIR quand elle sert la flotte ou les salariés : en 2026, seule la recharge des poids lourds et des autocars reste aidée. Les leviers qui demeurent sont fiscaux — TVA récupérable sur la borne et sur sa pose, borne amortie comme toute immobilisation — et organisationnels, avec la recharge au domicile des salariés remboursée au kWh réel. Et depuis le 1er janvier 2025, un bâtiment non résidentiel dont le parking compte plus de 20 places doit disposer d’au moins un point de recharge.

Quelles obligations pour le parking de l’entreprise en 2026 ?

La loi d’orientation des mobilités (LOM) de 2019, complétée par la loi Climat et résilience de 2021, a posé deux obligations dans le Code de la construction et de l’habitation. La première concerne les bâtiments neufs et les rénovations importantes : un parking de plus de 10 places doit être pré-équipé. Cela veut dire disposer des fourreaux, des chemins de câbles et de la réserve de puissance qui permettront de poser des bornes sans reprendre le gros œuvre.

La seconde concerne les bâtiments existants : depuis le 1er janvier 2025, un bâtiment non résidentiel dont le parking compte plus de 20 places doit disposer d’au moins un point de recharge. Le nombre exigé croît avec la taille du parking. La loi prévoit une exemption pour certaines petites et moyennes entreprises ; votre situation se vérifie au cas par cas, sur le texte, pas sur une rumeur.

Ce que ces textes ne disent pas mérite d’être dit aussi. Ils ne fixent pas de puissance minimale par point, ne prescrivent pas de marque ni de mode de facturation, et ne s’appliquent pas au domicile des salariés. Une entreprise qui équipe ses collaborateurs chez eux ne remplit donc pas l’obligation portant sur son parking ; elle la complète. À l’inverse, un parking qui affiche un point de recharge conforme n’a rien réglé pour le commercial qui ne passe jamais au siège. Notre article sur la borne au domicile des salariés détaille le remboursement au kWh.

Le bon réflexe, avant tout devis, est de compter : combien de places, quelle date de permis ou de dernière rénovation, quelle réserve de puissance au tableau général. C’est ce que mesure l’étude que nous réalisons avant de chiffrer, et c’est elle qui dit si l’obligation s’applique et ce qu’elle exige concrètement dans votre parking.

ADVENIR ne finance plus les parkings de salariés : ce qui reste aidé

Le programme ADVENIR a longtemps subventionné les bornes posées sur les parkings d’entreprise pour les flottes et les salariés. Ce volet n’existe plus : les parkings privés de flottes et de salariés ne sont plus éligibles, et un devis qui promet encore une prime ADVENIR sur des bornes destinées à vos collaborateurs se trompe ou vous trompe. Nous sommes installateur labellisé ADVENIR et nous préférons le dire clairement plutôt que d’entretenir une attente.

Un seul volet subsiste pour les entreprises : les poids lourds et les autocars, pour lesquels un barème spécifique existe, points ouverts au public destinés aux poids lourds compris. Les parkings de commerce, d’hôtel ou de restaurant, même ouverts au public, ne sont plus éligibles. Le barème est publié sur advenir.mobi ; nous ne le reproduisons pas ici parce qu’il évolue. Si votre projet entre dans ce cas, le dossier se dépose avant les travaux, par l’installateur labellisé, et la prime se verse sur justificatifs une fois l’installation faite. Pour un hôtel, un gîte ou un restaurant, notre article sur la borne offerte ou refacturée aux clients compare les deux formules.

Pour la PME qui veut simplement que ses véhicules de fonction et ceux de ses salariés soient chargés le matin, la subvention n’est donc plus le sujet. Les deux leviers qui restent sont la fiscalité de l’investissement, et le choix du lieu de recharge — parking de l’entreprise ou domicile du salarié —, qui pèse bien plus sur le coût total que n’importe quelle prime. Notre point sur les aides à la borne de recharge reprend ce qui existe encore, côté particuliers et côté copropriétés.

Quels avantages fiscaux pour une borne de recharge en entreprise ?

Le premier levier est la TVA. Pour une entreprise assujettie, la TVA facturée sur les bornes et sur leur pose se récupère dans les conditions de droit commun, comme sur tout équipement affecté à l’activité. Le prix qui compte pour vous est donc le prix HT : 599 € HT pour la V2C Trydan 7 kW et 675 € HT pour sa version 22 kW. Comptez 699 € HT pour la Schneider Charge ou l’Autel MaxiCharger AC Elite, et 799 € HT pour la Hager Witty One. La TVA sur l’électricité consommée pour la recharge des véhicules de l’entreprise est également récupérable pour un assujetti ; votre expert-comptable confirme le traitement selon la nature des véhicules. Pour des utilitaires, notre article sur l’équipement du dépôt dimensionne les bornes.

Le deuxième levier est l’amortissement. Une borne est une immobilisation : son coût ne se déduit pas en une fois mais s’amortit sur sa durée d’utilisation, et chaque dotation annuelle vient en déduction du résultat imposable. Le rythme et la durée retenus relèvent de votre expert-comptable et de la doctrine fiscale en vigueur ; nous ne les chiffrons pas ici, parce qu’un taux affirmé dans un article de blog ne vaut rien devant un vérificateur. Ce qui est certain, c’est que la borne s’amortit et que l’électricité, la maintenance et la supervision sont des charges déductibles de l’exercice.

Le troisième levier est social, et il concerne les salariés qui rechargent un véhicule électrique de fonction. L’électricité prise en charge par l’employeur pour cette recharge est exclue de l’avantage en nature, sous conditions, pour la période qui court jusqu’au 31 décembre 2027, et le véhicule électrique de fonction bénéficie d’un abattement sur l’avantage en nature. Les conditions et les montants sont publiés par l’URSSAF ; nous fournissons la piste d’audit — les kWh, horodatés, par salarié et par véhicule — et votre expert-comptable applique le régime. Notre article sur le véhicule de fonction électrique détaille l’avantage en nature.

La recharge à domicile des salariés : le levier que l’on oublie

Un véhicule de fonction dort chez le salarié, pas sur le parking de l’entreprise. C’est là qu’il a le temps de charger, à 7 kW, pendant les heures creuses, et c’est là que le kWh coûte le moins cher. Équiper le domicile plutôt que le parking, c’est donc mettre la borne là où la voiture passe ses nuits, et payer l’électricité au tarif résidentiel plutôt qu’au tarif d’une borne publique. C’est l’offre que nous décrivons sur notre page entreprises, et elle tient en trois gestes.

Le premier geste est la pose : nous prenons contact avec chaque salarié, nous étudions son installation — maison ou appartement, distance au tableau, monophasé ou triphasé. Nous choisissons ensuite la borne adaptée et nous la posons, par un électricien qualifié IRVE (infrastructure de recharge pour véhicules électriques). La borne appartient à l’entreprise ; elle n’est pas louée au mois. Le deuxième geste est le comptage : chaque borne est connectée et supervisée via notre partenaire Chargemap, avec un badge nominatif qui n’identifie que les sessions du véhicule de fonction. Les kWh remontent horodatés, par salarié et par véhicule, dans un reporting mensuel.

Le troisième geste est le remboursement : l’entreprise rembourse au salarié ses kWh réels, sur la base du reporting, sans note de frais ni forfait estimé. Le salarié n’avance rien de plus que sa facture d’électricité habituelle, et l’entreprise ne paie que ce qui a été consommé par sa voiture. Ce modèle ne remplit pas l’obligation portant sur le parking de l’entreprise, mais il couvre exactement les véhicules que le parking ne voit jamais, et il ne dépend d’aucune subvention.

Parking, domicile ou les deux : comment dimensionner le projet

Le parking de l’entreprise garde son utilité pour trois populations : les véhicules de service qui rentrent au dépôt le soir, les visiteurs, et l’obligation légale qui s’attache au bâtiment. Pour ces places, la question du dimensionnement est celle de la rotation. Un véhicule qui reste huit heures se contente de 7 kW. Un utilitaire qui doit repartir après une pause de midi tire parti de 22 kW, à condition que son chargeur embarqué l’accepte et que le bâtiment soit en triphasé. Notre comparatif entre 7 kW et 22 kW aide à trancher poste par poste.

Dès que plusieurs bornes partagent un même tableau, la gestion dynamique de la puissance devient la pièce centrale de l’installation. Elle répartit la puissance disponible entre les véhicules en charge pour que le disjoncteur général du bâtiment ne devienne pas la limite. Elle permet aussi de phaser : poser les fourreaux et le tableau pour dix places, équiper trois bornes aujourd’hui, en ajouter au fil des renouvellements de véhicules sans reprendre le chantier. Le matériel se choisit dans le même catalogue que pour un domicile — V2C Trydan, Schneider Charge, Hager Witty One, Autel —, avec des modèles 22 kW quand le triphasé le permet.

Le coût de la pose sur un parking dépend de la distance au tableau général, de la réserve de puissance disponible et du nombre de places : il est sur devis, gratuit, envoyé sous 48 h après l’étude. Nous intervenons partout en France, avec les mêmes techniciens qualifiés IRVE et la même garantie décennale sur l’installation, que la borne soit posée sur votre parking ou chez vos salariés. Le projet le plus rationnel combine souvent les deux : le minimum légal et les véhicules de service au parking, les véhicules de fonction au domicile.

Questions fréquentes

Une PME peut-elle encore toucher ADVENIR pour les bornes de ses salariés ?

Non. Les parkings privés de flottes et de salariés ne sont plus éligibles au programme ADVENIR. Seules les infrastructures pour poids lourds et autocars restent aidées, selon le barème publié sur advenir.mobi. Pour chiffrer une flotte, notre article sur le coût total de possession intègre les bornes.

La TVA sur une borne de recharge est-elle récupérable ?

Oui, pour une entreprise assujettie, sur le matériel comme sur la pose, dans les conditions de droit commun. Le prix à retenir dans votre budget est donc le prix HT ; votre expert-comptable confirme le traitement de la TVA sur l’électricité selon la nature des véhicules.

Mon parking de plus de 20 places doit-il avoir une borne ?

Depuis le 1er janvier 2025, un bâtiment non résidentiel dont le parking compte plus de 20 places doit disposer d’au moins un point de recharge, avec des exemptions prévues pour certaines petites et moyennes entreprises. Les parkings neufs ou rénovés de plus de 10 places doivent par ailleurs être pré-équipés. L’étude technique vérifie votre cas avant tout devis.

Rembourser la recharge à domicile crée-t-il un avantage en nature ?

L’électricité prise en charge par l’employeur pour la recharge d’un véhicule électrique de fonction est exclue de l’avantage en nature, sous conditions, jusqu’au 31 décembre 2027. Le comptage au kWh réel par badge Chargemap fournit la justification ; les conditions exactes sont publiées par l’URSSAF et s’appliquent avec votre expert-comptable.

Retenez ceci : pas de prime ADVENIR pour les bornes de vos salariés, mais une TVA récupérée, une borne amortie et une recharge à domicile remboursée au kWh réel. Cette recharge coûte moins cher qu’un parking équipé pour des voitures qui n’y dorment pas. Commencez par compter vos places et vos véhicules de fonction ; l’étude fait le reste.


À lire aussi : Bornes de recharge pour entreprises et flottes · 7 kW vs 22 kW : quelle puissance de borne choisir ? · Aides à la borne de recharge en 2026

Publié le 16 septembre 2026, mis à jour le 1er octobre 2026.

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